lundi 25 juillet 2011

L'avis d'une libraire sur "Motorman" de David Ohle





"Gelée de science-fiction à la sauce radioactive, avec des vrais morceaux d’humour et de poésie, cuisinée avec une fougue singulièrement militaire et scientifique : voilà comment je pourrais définir ce livre. C’est un texte court mais dense, du genre qui ne se lit pas en diagonale et dont chaque mot surprend comme une piqure de guêpe.


Cette histoire se déroule, non sans mal, dans un monde qui pourrait être le nôtre, après une nouvelle guerre mondiale, de nombreuses catastrophes non naturelles (nucléaire ne serait pas assez fort, cependant…), et des mutations radicales.

Retournée comme un gant, la logique ne s’est pourtant pas essoufflée, chaque détail incongru a sa place dans le livre, et peut être expliqué de façon étonnamment rationnelle – ce qui fait de ce livre un petit bijou de surréalisme. Ainsi, la météo se retrouve totalement déréglée à cause des deux lunes et deux soleils qui allongent les mois et engendrent des cycles d’humeur foudroyants chez les gens.

De plus, la nourriture est composée d’insectes, les hommes ont tous été lobotomisés et ont de la gelée dans la tête. Quelques-uns même se sont vus affublés de nombreux organes animaux, créant une espèce de compte à rebours progressif vers l’extinction de leur propre chair.

Le pouvoir est une dictature oppressante et omniprésente à la Big Brother, dont la seule perspective fait froid dans le dos, et la liberté n’est plus alors qu’un vague concept oublié…


Confiture culturelle et mixture folle carrément déjantée, je ne saurais que trop conseiller « Motorman », puisque c’est de loin le meilleur ouvrage de littérature et le plus surprenant que j’ai pu lire ces derniers temps."

Noémie Sentenac, de la librairie Appel (Paris 11e)


1 commentaire:

Thomas a dit…

Même si le rythme et le style de "Motorman" sont sympathique il n'en reste pas moins que c'est une copie américaine de "nord" de Céline avec des relents froid de dadaïsme.
Pas de quoi rendre jaloux un futur écrivain ou émoustiller l'intellect d'un littéraire.
On m'a menti et j'ai perdu 20 euros
Thomas